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LES VILLES ET VILLAGES :

AUTUN :
Augustodunum, de Auguste (nom de l'empereur) + duno (ville). Citée comme station sur la voie romaine allant de Châlon à Boulogne dans la Table de Pleutinger ( = table d'itinéraires indiquant les routes d'un point à un autre et les étapes sur ces routes)
Après l'organisation des Gaules par Auguste, Autun fut la capitale des Eduens (confédération de peuples, leur nom signifie "les ardents") et succéda à Bibracte ( ancien nom probable du Mont Beuvray) détruite.
La porte d'Arroux, reste de l'enceinte gallo-romaine donnait sur la voie d'Agrippa (voie allant de Lyon à Bologne). Il reste également les vestiges du Temple de Janus ( une tour carré de 16 mètres par 16 mètres sur 24 mètres de haut).
La Pierre de Couhard (pyramide), juste à la sortie sud de la ville est probablement une tombe  gallo-romaine.
A la croix de Charmoy se trouvaient les 7 dolmens d'Epigny (Il n'en reste qu'un : la Pierre des Tourteaux).

SIGNAL D'UCHON :
uxello (élevé). La Pierre d'Uchon (ou Pierre qui croule) est un galet de granite de 8 mètres de circonférence sur plus de 2 mètres de haut, objet d'anciennes superstitions et peut-être utilisée par les druides.

BOURBON-LANCY :
Borvo, puis Aquae Borbonis Nisincii, de borvo (source consacrée à Apollon Borvo, Dieu Gaulois des sources bouillonantes), ensuite appelée Borbonis Anselnum au début du Moyen-Age. Les sources étaient connues des Gaulois.

BROYE :
briga (forteresse)

CHAGNY :
de catanéo (genévrier) ou d'un nom de personne + suffixe -iacum (déisgnant l'appartenance d'un domaine à un homme).
Le château de Bellecroix est une ancienne commanderie templière, comme l'attestent les nombreuses croix de Malte qui l'ornent.

CHALON-SUR-SAONE :
Cabilo ou Cabillonum, de chal (pente ou creux abrité du vent) + onna (source).
L'oppidum se trouvait en aval de la ville gallo-romaine.
Citée dans la table de Pleutinger comme station sur la voie romaine allant de Lyon à Coblence.

LA CHAUX :
calma (hauteur dénudée)

LA CLAYETTE :
Dun, nom Gaulois, vient de duno (oppidum, forteresse, colline fortifiée). Le nom moderne vient de cleta (palissade).

CLUNY :
vient de glen (vallée avec ruisseau) ou Clunius (nom de personne) + suffixe -iacum (désignant l'appartenance d'un domaine à un homme). Pavillon de chasse construit au XIème siècle sur une ancienne villa gallo-romaine au milieu de la Vallée Noire, elle devient abbaye au Xème siècle.

LE CREUSOT :
croso (trou, vallon profond). C'est le développement du hameau du Crosot après 1770 et l'exploitation industrielle des mines qui a formé Le Creusot. Les mines sont connues depuis le XVème siècle. La Chapelle de Gamay est un ancien lieu de pélerinage chrétien qui a remplacé un petit templs païen dont il reste un bas relief à deux personnages.
Les nombreux étangs qui entourent Le Creusot donnent naissance à plusieurs rivières dont la plus importante, la Bourbince.

EPINAC :
spina (haies d'épines)

GIVRY :
temple probable à Mercure (Dieu Romain dont le culte a souvent recouvert celui de Teutates, autre Dieu) au lieu dit "derrière Marqueu".

GOURDON :
gord (rocher à pic, falaise), sur un promontoire dominant Montceau-Les-Mines et la vallée de la Bourbince.

MÂCON :
Matisco, de mata (buisson). A l'époque gallo-romaine, la ville reçut une forteresse.

LA MOTTE SAINT-JEAN :
d'éperon ou côteau. Occupée au néolithique, renforcée à toutes les époques jusqu'à devenir des oppidums en éperon à l'époque gauloise puis des villages fortifiés ou forteresses à l'époque médiévale.

PARAY-LE-MONIAL :
Toute petite paroisse jusqu'au Xème siècle, elle se développe à cette époque autour d'un prieuré bénédictin. Elle est armée en place-forte au XIIIème siècle, et au XIVème siècle c'est un centre industriel prospère renommé pour ses étoffes mais ruiné par la suite par la révocation de l'Edit de Nantes.

SAINT BONNET DE JOUX :
Comme la plupart des villes s'appelant Saint Bonnet, elle porte ce nom en souvenir du transport du corps de saint Bonnet de la cathédrale Saint-Pierre de Lyon à Clermont-Ferrand, voyage dont elles furent les stations ou étapes.
Joux vient de juk, hauteur.

SAINT-EMILAND :
du nom de Saint Emilien, évêque de Nantes, qui vint au secours d'Autun encerclée par les Sarrazins au XIème siècle, et qui fut tué là au cours du combat.

SOLUTRE :
Subtructions d'une forteresse gallo-romaine sur laquelle a été a été ensuite construit un château féodal rasé très tôt.
La Roche de Solutré portent des traces d'habitats d'une tribu qui vivait de la chasse et/ou de l'élevage du cheval.

LA TAGNIERE :
taxos (blaireau, tanière du blaireau)

TOULON-SUR-ARROUX :
Telonum, ville gallo-romaine, de tol (source) citée sur la Table de Pleutinger comme station sur la voie romaine allant de Bourbon-l'Archambault à Autun.

TOURNUS :
Trenorchium, ville gallo-romaine enceinte de remparts. Citée sur l'itinéraire d'Antonin (nom d'un itinéraire romain) sous le nom de Tinurtium et sur la table de Pleutinger comme station sur la voie allant de Lyon à Coblence sous le nom de Tenurcio.
Le rempart gallo-romain subsiste par endroits. Le monument aux morts de la guerre 1914-18 contient les restes d'une colonne romaine de 6 mètres trouvée dans la Saône.

MONT BEUVRAY :
lieu probable mais non certain de la ville de Bibracte, capitale des Eduens jusqu'à la période d'Auguste, date à laquelle Autun commença à la supplanter.


RIVIERES, CANAUX, AUTRES LIEUX :

LE MORVAN :
morus (noir) + ven (hauteur qui domine le paysage)

LA BOURBINCE :
vient de Borvo, Dieu des sources bouillonnantes.

LA DHEUCE :
vient de dux (source pérenne)

L'ARROUX :
Atuvaros, vient de atur (rivière) + awa (rivière torrent). Elle jaillit d'un captage romain ou gallo-romain.

LA SAÔNE :
Dans sa vallée supérieure (jusqu'à Gray), elle portait de le nom de Arar, qui vient de aar, rivière.
Dans sa vallée inférieure ( à partir de Gray), elle portait le nom de Saucona, sawk (sacré) + onna (rivière).
Elle prend sa source dans les Monts Faucilles.

LE CANAL DU CENTRE :
Imaginé dès Strabon (géographe grec), pensé sous François 1er, puis Henri II, où furent dessinés les premiers plans, les premières études de terrain datent de Louis XIII. Faute d'argent, le Canal du Centre fut projeté sous le no mde Canal du Charollais par Emiland Gauthey sous Louis XVI. Il fut construit en dix entre 1783 eet 1793. Les péniches étaient alors halées par des chevaux ou des boeufs.

LE CANAL DE BOURGOGNE :
Parallèlement au canal du Centre, fut entrepris le canal de Bourgogne afin de compléter la jonction de la Seine et de la Saône.



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